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Meloni, Bardella… Pour l'extrême droite européenne, rompre avec Trump pour poursuivre la normalisation ?

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21.04.2026

Entre Donald Trump et Giorgia Meloni, il y a désormais de l’eau dans le gaz. Depuis un an, l’idylle entre les deux dirigeants semblait pourtant parfaite. Le président états-unien n’avait d’yeux que pour la présidente du Conseil italien, qu’il jugeait « fantastique ». La Romaine lui rendait bien. Quelles que soient les frasques du milliardaire américain, elle fermait les yeux, jouant la carte de l’apaisement au sujet des douanes et même des ambitions de Washington sur le Groenland. Mais ce beau tableau s’est entaché mardi 14 avril d’une marque qui pourrait s’avérer indélébile. Dans un court échange avec le quotidien milanais Il Corriere della Sera, Donald Trump a lâché sa partenaire : « Je me suis trompée, elle n’est pas courageuse. » Une sentence qui sonne comme une tombée en disgrâce.

À LIRE AUSSI : Iran : "Les frappes israélo-américaines posent un problème de cohérence à Giorgia Meloni"

Giorgia Meloni s’est attiré les foudres du magnat américain par sa défense du pape, qu’il a pris en grippe, mais aussi pour sa position sur le conflit en Iran. Début avril, son gouvernement a interdit à des bombardiers américains, en partance pour le Moyen-Orient, de se poser sur la base sicilienne de Sigonella. Une décision mal digérée par Donald Trump, qui jure sur sa plateforme Truth Social : « L’Italie n’était pas là pour nous, nous ne serons pas là pour eux ! » Si elle ne s’attendait probablement pas à un tel esclandre, toujours est-il que l’Italienne a pris le risque de fâcher son homologue américain. Et ce jeu pourrait en valoir la chandelle : il la fait apparaître comme la garante de l’indépendance nationale, au sein d’une société à la forte tradition pacifiste, qui s’est lassée de l’aventurisme guerrier des Américains.

Une personnalité « erratique »

En marge d’un meeting rassemblant les extrêmes droites européennes à Milan, samedi 18 avril, Jordan Bardella y est allé de son propre commentaire à ce sujet : « Les objectifs de guerre du président Trump sont totalement erratiques. Bon courage à celui qui voudrait aujourd'hui trouver une cohérence dans ses actions. » Le Rassemblement national (RN) a toujours traité le phénomène........

© Marianne