"Le péril masculiniste" de Sylvie Tenenbaum : retour au Moyen Âge dans une société ultra-connectée
Tandis qu’en Afghanistan, châtier sa femme devient une prérogative légale, érigée en principe d’ordre social, Le péril masculiniste (HarperCollins) de la psychothérapeute Sylvie Tenenbaum se veut davantage un avertissement politique qu’un essai d’actualité.
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Car ce qui se joue là-bas, dans sa crudité théocratique, ne relève pas d’une altérité exotique. Ce que montre l’auteure, c’est la continuité idéologique entre les formes les plus ostensiblement autoritaires de la domination masculine et ses versions occidentales, policées et ultra-connectées. Partant de cette hypothèse forte, elle explique que le masculinisme n’est pas une pathologie marginale mais une idéologie structurée, capable d’épouser les formes de son époque. Et montre comment des hommes, persuadés d’avoir été prétendument dépossédés de leurs « privilèges », transforment leur frustration en doctrine.
