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Elargir le «plaider-coupable» aux affaires criminelles, ou comment fragiliser la justice au motif de la désengorger

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Sur le papier, l’intention paraît louable : désengorger les tribunaux, alors que la France a déjà été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour la durée excessive de ses procédures judiciaires. Selon les chiffres du ministère de la Justice, 6 000 affaires criminelles sont actuellement en attente, ce qui représente 20 000 à 30 000 victimes, sans compter le nombre d’accusés placés en détention provisoire avant leur jugement, dans un contexte toujours plus aigu de surpopulation carcérale.

Mais derrière cet objectif vertueux, au cœur de la réforme de la procédure pénale portée par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, se cache le risque d’une grande régression. La perspective, soutenue par la droite comme par le bloc central, d’élargir aux affaires criminelles, donc les plus g

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