Faut-il faire payer les Canadiens qui veulent quitter le pays?
EXPERT INVITÉ. Sans s’en rendre compte, Patrick Pichette, un Québécois qui a fait carrière et bâti sa fortune aux États-Unis dans le monde de la technologie, a peut-être dévoilé la faiblesse structurelle et profonde du Canada lors de son passage au congrès du Parti libéral du Canada il y a deux semaines à Montréal. Il a proposé une forme de taxe de remboursement d’approximativement «500 000 dollars» (ou la somme subventionnée par l’État de leurs études) aux Canadiens qui quitteraient le pays, notamment au profit des États-Unis.
Un rendement sur l’investissement pour l’État
À première vue, l’idée semble avoir du mérite.
Après tout, Patrick Pichette ne s’exclut pas de sa propre analyse quand il dit qu’il a bénéficié d’approximativement 500 000$ provenant de fonds publics – par le biais d’un système d’éducation financé par l’État – pour ensuite faire fortune aux États-Unis.
Par conséquent, dans un univers fiscal qui est différent de celui du Canada, partiellement, du moins, on présume.
En résumé, le Canada et ses provinces ont financé sa formation lui permettant de faire fortune aux États-Unis, alors que ce même pays n’a pas pu pleinement profiter de son investissement en collectant des impôts de Patrick Pichette. C’est sans parler de la perte de production que cela implique.
Une forme similaire de cette idée est même appliquée ici même au Québec.
Comment? Par........
