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J’ai attendu la veille pour écrire ce billet…

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16.04.2026

EXPERTE INVITÉE. Une avocate qui admet publiquement avoir procrastiné… je sais, cela devrait être illégal.

Et pourtant, me voici à quelques heures de ma tombée, devant mon écran, parce que l’écriture de billets, contrairement à la rédaction de contrats commerciaux ou la négociation de transactions, n’est pas mon terrain de jeu habituel. Et quand on ne maîtrise pas un sujet à 100% ou que ce n’est pas un «feu à éteindre» là, maintenant, on le remet à plus tard. Donc j’ai priorisé ce que je sais faire le mieux: servir mes clients.

Le problème, c’est que je vois ce même réflexe chaque jour en tant qu’avocate d’affaires.

Mes clients entrepreneurs sont des visionnaires, des fonceurs, des générateurs d’argent. Mais quand vient le temps de protéger juridiquement leur empire, soudainement, la paperasse devient le dossier qu’on glisse sous la pile.

Donc on attend que le ciel nous tombe sur la tête pour lever les yeux. Sauf qu’en droit, attendre la veille, c’est souvent attendre qu’il soit trop tard ou que ce soit trop cher.

Le coût réel de «on verra plus tard»

On pense que le droit des affaires est ennuyant (attendez qu’on le rende rose!) ou peu rentable, mais c’est en fait un excellent retour sur........

© Les Affaires