Filière batterie: on a surtout sous-estimé la concurrence chinoise et la réélection de Trump
ANALYSE GÉOPOLITIQUE. Le rapport de la vérificatrice générale du Québec (VGQ) est cinglant. Le développement de la filière batterie repose sur «une approche peu planifiée», sans parler des risques importants qui n’ont pas été «suffisamment considérés» et de l’absence d’un suivi «suffisamment rigoureux» des aides financières. Or, il y a deux éléphants dans la pièce qui sont à peine abordés dans le rapport, et indirectement qui plus est: la sous-estimation de la concurrence chinoise et de la réélection de Donald Trump, qui était pourtant un scénario possible dès le début de l’année 2024.
Ceux et celles qui souhaitent aller plus en profondeur sur le rapport de la vérificatrice générale du Québec, Christine Roy, peuvent consulter le document ici. Malgré ses 40 pages, le document est clair et accessible, en plus de contenir les réponses du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE) et d’Investissement Québec (IQ), pointés du doigt par les constats de la VGQ.
Vous pouvez aussi lire le reportage complet de Les Affaires à ce sujet.
Certes, des problèmes de gestion, de planification et de suivi de dossiers financiers ont miné le développement de la filière batterie au Québec. En revanche, c’est avant tout la concurrence chinoise et le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche qui ont tué dans l’œuf cette industrie naissante au Québec.
Commençons par la Chine, qui est depuis longtemps le leader mondial dans la chaîne de valeur des véhicules électriques, incluant la fabrication de batteries, en l’occurrence celle au lithium-fer-phosphate (LFP).
Pourquoi la concurrence de la Chine est-elle si importante?
Tout simplement parce qu’elle tire vers le bas les prix de vente des véhicules électriques et des batteries ainsi que les coûts de production dans les usines en Occident, incluant celles au........
