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🎧Bourse: comment investir en pĂ©riode de guerre

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20.03.2026

BALADO. Il faut avoir des nerfs d’acier pour ne pas dĂ©vier d’une stratĂ©gie d’investissement Ă  long terme en pĂ©riode de guerre.

Selon Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille Ă  Claret, c’est malgrĂ© tout la meilleure rĂ©action que les investisseurs devraient avoir.

«Il ne faut pas modifier notre portefeuille en nous basant sur les aléas économiques. En fait, il faut avoir un portefeuille qui répond à nos objectifs de placement à long terme et pas à court terme», dit-il.

Il rappelle par exemple que les marchés boursiers ont baissé de 20% dans les premiers mois suivant le début de la guerre en Ukraine en février 2022, mais que les indices américains se sont ensuite rapidement redressés de 50%.

«Si on remonte en 1991, les marchĂ©s boursiers avaient bien rĂ©agi Ă  l’opĂ©ration TempĂȘte du dĂ©sert en Irak«, dit-il, prĂ©cisant que la Bourse avait progressĂ© d’environ 20% pendant le conflit qui s’est Ă©talĂ© de la mi-janvier Ă  la fin fĂ©vrier.

L’or Ă©choue Ă  jouer son rĂŽle de valeur refuge

Habituellement, lors des grands conflits armĂ©s, l’or et les mĂ©taux prĂ©cieux jouent un rĂŽle de valeur refuge, ce qui n’est pas le cas cette annĂ©e.

«Le prix de l’or qui est en baisse de 25% depuis le dĂ©but de l’invasion. On est donc loin de voir l’or jouer son rĂŽle de valeur refuge depuis le dĂ©but du conflit. Ce n’est toutefois pas la premiĂšre fois que l’on constate des anomalies sur les marchĂ©s en temps de guerre», philosophe-t-il.

Vincent Fournier rappelle que durant la DeuxiĂšme Guerre mondiale, qui s’est Ă©talĂ©e de 1939 Ă  1945, les secteurs qui ont offert la meilleure performance ont Ă©tĂ© ceux de l’impression (926%) et de la biĂšre et des alcools (723%).

«On aurait pu s’attendre Ă  ce que les secteurs de l’acier, de la construction et de la fabrication soient ceux qui profitent le plus du conflit, mais ce n’est pas ce qui s’est produit», raconte-t-il.

Le S&P/TSX performe moins bien que le S&P 500

Une autre anomalie que l’on constate est que l’indice canadien S&P/TSX a reculĂ© de 7,6% depuis le dĂ©but de la guerre en Iran, malgrĂ© le fait qu’il soit plus concentrĂ© dans le secteur de l’énergie que le S&P 500, qui a subi un recul de seulement 4,4% durant la mĂȘme pĂ©riode.

«Tout cela malgrĂ© le fait que le prix du pĂ©trole a progressĂ© de 50% depuis la fin fĂ©vrier. À court terme, les marchĂ©s peuvent se comporter bizarrement. Toutefois, Ă  long terme, on va avoir de bons rendements», dit-il.

Comment arriver garder la tĂȘte froide?

Vincent Fournier soutient que la rĂ©alitĂ© de la guerre peut ĂȘtre trĂšs stressante pour de nombreux individus. Toutefois, selon lui, l’investisseur, doit absolument regarder loin devant, rappelant que le rendement annuel moyen du S&P 500 est de 11,55% depuis 50 ans.


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