Cas d’écoles
A la prochaine rentrée universitaire, la Paris Climate School de Sciences Po (inaugurée en 2025) va accueillir les premier·ères étudiant·es de son Master consacré à la transition écologique, les risques et la gouvernance. La Climate School parisienne est la dernière-née des «écoles» qui ont vu le jour ces dernières années et qui se spécialisent sur les questions de transition écologique. La Columbia Climate School à New York; la Doerr School of Sustainability à Stanford en Californie; ou encore la Global School of Sustainability à la London School of Economics (LSE). Chaque fois, c’est grosso modo la même idée: réunir des chercheur·euses et praticien·nes pour produire des savoirs en sciences sociales afin de peser sur le débat climatique, et, dans la majorité des cas, former les futur·es «leaders» de la transition.
Dans leurs brochures, sur leurs sites web et lors des webinaires de présentation, et tout en insistant sur leur dimension professionnalisante, ces écoles se présentent – se vendent – également comme des espaces de dialogue et de débat ouverts sur le monde et à des perspectives différentes. Elles mettent l’accent sur la pluridisciplinarité et l’articulation entre sciences du climat et sciences sociales. Cela au service d’une vision «systémique» de la transition écologique.
Mais lorsqu’on s’attarde sur les organigrammes, partenaires financiers, compositions des conseils stratégiques et de surveillance, contenus pédagogiques, axes et produits de recherche, le moins que l’on puisse dire c’est que l’ouverture et la confrontation d’idées ne saute pas aux yeux. Au contraire on a........
