Liban en feu, aide sous conditions
Les mots eux-mêmes peinent à rendre compte de la violence des faits. Plus de 2000 vies volées, plus de 6400 blessé·es et plus d’1,2 million de déplacé·es depuis début mars. Le 9 avril, l’OMS avertissait que les hôpitaux libanais allaient manquer de matériel médical d’urgence après avoir consommé l’équivalent de trois semaines de stocks, lors de l’acharnement israélien du mercredi 8 avril, qui a vu plus de 100 bombes ravager le Liban en dix minutes. Pourtant, à mesure que le pays s’enfonce dans la catastrophe, l’aide internationale recule et demeure dramatiquement en deçà des besoins.
Fin mars, le Ministère libanais des affaires sociales annonçait que l’aide reçue ne couvrait que 30% des besoins de base des familles déplacées1>Reuters, «Lebanon bracing for long-term displacement crisis amid funding crunch, minister says» 31 mars. jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4551636_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4551636_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });. Le 13 mars, l’ONU lançait un appel au dons éclair de 308,3 millions de dollars. Au 31 mars, 30 millions seulement avaient été reçus, auxquels s’ajoutaient 60 millions promis par les bailleurs2>OCHA, «Flash Appeal: Lebanon, March–May 2026», 13 mars.........
