Mélenchon a-t-il opté pour la stratégie de l'Insoumis jusqu'au pire?
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Résident de la République
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Face à l’indéniable faute que représentent les liens avec le groupuscule violent dissout la Jeune Garde, dont il est très proche, Jean-Luc Mélenchon semble avoir plus que jamais opté pour la stratégie du pire. Sur sa route électorale (vers les municipales pour son parti et surtout vers la présidentielle pour lui-même), il n’a en tout cas pas choisi le chemin de la raison, qui aurait nécessité de couper la branche pourrie, en plaidant l’ignorance. Au lieu de cela, il hausse encore le ton, va le plus loin possible dans la provocation. Il a même pris le risque ces derniers jours d’atteindre le sommet de ses provocations aux accents antisémites, comme pour montrer qu’aucune critique, même la plus fondée, ne peut le faire reculer.
Le 26 février à Lyon, le leader de la gauche radicale française a ainsi provoqué une des plus virulentes polémiques le concernant en ironisant sur la prononciation du nom Epstein lors d’un meeting de son parti, La France insoumise (LFI). Selon lui, on détournerait ce patronyme de sa connotation juive en disant «Epstine», sonorité aux accents russes (comme Poutine?) qui serait utilisée pour insister sur des liens avec Moscou, ce qui ferait partie d’un plan mondial pour détourner l'attention du fond du problème. Tous les éléments du complotisme antisémite sont alignés, d’une manière qui ne peut être que coupable.
