L’Homme prévoit, Dieu sourit
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La chronique de Marie-Hélène Miauton
Depuis 1999, notre chroniqueuse revient chaque semaine sur un événement récent. Retrouvez toutes toutes ses chroniques
La guerre en Iran n’a encore qu’une semaine et bien malin celui qui, aujourd’hui, peut en prévoir l’issue. Les experts en géopolitique et en stratégie militaire ont leur petite idée, aucun la même évidemment. Durera-t-elle plusieurs mois ou touche-t-elle déjà à sa fin, cela dépend de la résistance des mollahs. Restera-t-elle très régionale ou s’étendra-t-elle au monde, cela dépend de pays pour l’instant attentistes comme la Turquie, la Russie, voire la Chine. L’Union européenne se joindra-t-elle à la mêlée, menée par Emmanuel Macron qui se propulse en chef de guerre, faute de savoir comment réduire les fractures de la France et sa dette abyssale. Donald Trump ira-t-il jusqu’au bout dans son projet d’éradiquer le potentiel nucléaire de l’Iran et de faire chuter son gouvernement obscurantiste, cela dépend… de Donald Trump!
Pour l’instant, cet affrontement vient contredire les prévisions concernant le prix des hydrocarbures. A commencer par les spécialistes qui, après le pic résultant du conflit en Ukraine et des sanctions contre la Russie, annonçaient la baisse durable des tarifs pétroliers grâce au développement des énergies renouvelables et à la reprise économique. Pensons ici à Fatih Birol, pourtant directeur exécutif de l’International Energy Agency, ou à l’Institut français du pétrole, ou à la banque mondiale qui, en avril dernier, anticipait un plongeon du prix des matières premières. Malheureusement, la donne vient de changer complètement et les prix prennent l’ascenseur à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz, des installations gazières du Qatar actuellement à l’arrêt, de l’incertitude qui règne dans la région.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
