Quatre ans plus tard, les services de renseignement face à la guerre d’agression russe en Ukraine
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Ancien ambassadeur, François Nordmann partage ses réseaux et ses infos sur les coulisses de la diplomatie au début de chaque semaine
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Quatre ans jour pour jour après l’agression russe contre l’Ukraine, la situation est bloquée et tout indique que la guerre se prolongera en dépit des pertes humaines considérables et des destructions massives subies par la population ukrainienne. Aucun des deux protagonistes ne paraît en mesure de l’emporter sur le champ de bataille. Les Etats-Unis président des négociations de paix qui piétinent, dès lors qu’ils ont pris le parti de la Russie dans les questions territoriales: ils partent de l’idée que la Russie est la plus forte et qu’elle doit donc l’emporter; ils demandent à l’Ukraine de céder sans combattre les parties du Donbass qu’elle tient et dont la Russie ne s’est pas emparée par la force.
L’Ukraine résiste car les fortifications qu’elle y a installées verrouillent la voie vers le reste du pays. Elles sont un élément essentiel de la défense la plus efficace de l’armée ukrainienne, combinant obstacles physiques renforcés et déploiement de drones performants. On était loin de se douter, le 24 février 2022, que la guerre durerait aussi longtemps et qu’elle provoquerait pareil blocage. En fait, les principaux gouvernements européens refusaient même de croire que la guerre aurait lieu. Emmanuel Macron et le chancelier Olaf Scholz ont cherché à négocier avec Moscou jusqu’au dernier moment mais se sont heurtés à un adversaire intraitable dans sa vision pan-russe du problème ukrainien.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
