Refermer les volets sur le sortilège éventé d’une nuit d’été
Une brume matinale recouvre la vallée. Sur la table de jardin, entre la terrasse et le grand pré, traînent encore deux bouteilles de vin à moitié vides, un cendrier qui déborde de mégots mouillés, le gilet oublié la veille au soir par Juliette, un chapeau de paille qui passait de tête en tête, une bougie creusée par une flamme morte, le fil de fer entortillé d’un bouchon de champagne, les discussions interminables et passionnées qui l’ont accompagné, le sortilège éventé de quelques nuits d’été passées à la campagne.
Tous partis, à l’aube ou au cœur de la nuit, à cause du boulot, à cause de la route, à cause de ces rendez-vous qu’il ne faut surtout pas manquer, des dettes à acquitter et de ces obligations auxquelles nous ne pouvons renoncer, à cause de cette vie qui fait que rien ne dure, parce qu’il faut........
