Comment les écologistes finiront par nous couper l’appétit !
Tout ce que je ne mange pas me fait du bien, pourrait-on presque dire afin de résumer la tendance actuelle où la bouche ne sert plus à ingérer des aliments mais à les suspecter presque systématiquement. Difficile, en effet, d’aborder une conversation en famille ou entre amis, sans entendre parler de ce qui pourrait nous intoxiquer ou nous expédier ad patres dès la seconde bouchée. Autrement dit, que ce soit sous forme liquide ou solide, à peu près tout ce que nous avons encore l’audace et le courage d’ingurgiter. Ou comment le repas, rendez-vous censé célébrer le goût, la rencontre et la convivialité, est progressivement devenu le rendez-vous dont il faut absolument se méfier. Avec des débats où il n’est plus question de tailler la bavette, si ce n’est pour la bannir ad vitam aeternam de nos assiettes.
Chaque jour ou presque, que ce soit avec la viande, le lait, le fromage, les céréales, les fruits, les légumes, l’huile, la volaille, le poisson, le pain, les œufs ou le........
