Comment la crise démographique pourrait sauver l’Éducation nationale
La France fait moins d’enfants. Le taux de fécondité est en effet passé de 2,02 enfants par femme en 2010 à 1,56 en 2025, niveau le plus faible depuis la Première Guerre mondiale. Les conséquences de cet effondrement du taux de fécondité sont multiples. Celle qui est déjà visible, c’est la baisse sensible du nombre d’élèves dans nos écoles.
Les projections d’effectifs faites par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), le service statistique de l’Éducation nationale, sont même impressionnantes : d’ici 2035, selon un scénario intermédiaire, ce sont presque 1,7 million d’élèves en moins pour l’école, soit une baisse de 14,2 % des effectifs. L’école primaire en perdra 933 000 (- 15,2 %) et l’enseignement secondaire 743 800 (- 13,2 %).
Cette baisse démographique annoncée inquiète la société et les décideurs politiques, mais elle peut donner à l’école et à ses acteurs une opportunité pour réfléchir et tenter de mettre à profit cette mauvaise nouvelle démographique pour en faire une bonne nouvelle stratégique.
Jusqu’à 7,5 milliards d’euros d’économies potentielles
C’est aujourd’hui un constat partagé, l’école ne va pas bien. Les différentes enquêtes internationales (TIMMS, PISA) nous rappellent régulièrement que niveau des élèves ne cesse de baisser, et même chez les meilleurs élèves ; l’école publique pâtit de son incapacité à gérer l’hétérogénéité des élèves, ou encore la violence de la société qui s’y invite ; elle ne parvient pas à lutter de........
