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On ne peut accepter que la santé devienne un luxe

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14.03.2026

Il paraît que l’optimisme garde en vie. Gérard Allouis en est la preuve. Malgré ses deux cancers, prostate et vessie, il m’impressionne avec son moral de fer. Il aurait pourtant toutes les raisons d’être découragé, lui qui est obligé de se faire soigner au privé. « On a un système de bouette », résume l’homme de 72 ans.

Gérard m’a longuement parlé de son parcours du combattant pour obtenir des soins au public. Il a dû dépenser près de 2000 $ au privé, remboursés en partie par son assurance, juste pour obtenir des diagnostics que le public ne pouvait lui offrir à temps. Pas pour recevoir un traitement, non. Juste pour savoir s’il avait le cancer.

Le système public n’arrive pas à suivre

Tout commence par une résonance magnétique pour sa prostate. « Mon médecin de famille m’a dit : “T’as le choix : soit........

© Le Journal de Montréal