Manque de clarté: le DGEQ nuit à la démocratie
Pardon : je devrais plutôt écrire que ce sont les règles que le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) doit appliquer qui manquent de clarté, et non le DGEQ lui-même. Mais comme les personnes désignées par l’Assemblée nationale sont souvent juge et partie dans l’application des règles qu’elles administrent, cela revient presque au même. Or, les dispositions encadrant l’expression des tiers, à savoir tout le monde sauf les partis, les candidats et les médias, nuisent aujourd’hui à la démocratie.
La prémisse, pourtant, est généreuse. Nous voulons un débat électoral fondé sur les idées et les personnes, pas sur l’argent. Le financement politique a été assaini : fini les dons d’entreprises, le financement personnel est plafonné. Encadrer la publicité de ceux qui ne sont ni partis ni candidats est donc logique. En théorie, un citoyen ou un porte-parole d’organisation peut s’exprimer, tant qu’il ne devient pas le prête-nom, volontaire ou non,........
