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Idées | Ode aux profs, sources d’inspiration et non des dates d’expiration

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18.06.2026

Tu as besoin de temps pour réapprendre à le perdre, tu as besoin de vide pour pouvoir refaire le plein.

Dans la classe flotte une ambiance d’au revoir. Ces adieux ont parfois une saveur d’eau salée. Ils remplissent les fossettes, petites et grandes, de larmes, créant ainsi des mini-océans de bonheur ou de tristesse sur les joues des grands comme des petits.

Je joue, tu joues, il joue, rien ne va plus, les jeux sont faits pour nos élèves. Le bulletin météorologique a laissé des notes chaudes et humides sur leurs derniers examens faits à la sueur de leur front. À vos souhaits pour l’an prochain, disait Félix, allergies et mouchoir à la main. À dans deux mois, chère Juliette, n’oublie pas trop les fractions et essaie de lire un peu, s’il te plaît, durant le congé. Non, le contenant de crème glacée ne compte pas comme une lecture. Bonne route à toi, Victor, qui pars et finis ton primaire sans te retourner, tu verras qu’à la polyvalente, tout se passe très vite malgré ce que son nom porte à croire.

C’est la fin juin et tout le monde parle en même temps.

Silence, s’il te plaît. Plutôt, silence, s’il vous plaît.

Je vous vois. Je ne vous vois plus, disait la luciole.

On demande aux minis de se taire pendant que le ministère de l’Éducation, lui, parle, parle, parle, parle… Il parle tellement qu’il parle même de travers, au travers de ses travers. Oui, c’est la « CAQtastrophe », mais n’allez pas........

© Le Devoir