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Trop de lois et de règlements?

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tuesday

La surabondance de lois et règlements est un thème récurrent des campagnes électorales et les promesses de s’y attaquer reviennent régulièrement dans les débats publics. Ainsi, dans la présente campagne électorale, nous avons droit à des engagements à supprimer deux règlements pour chaque nouveau que l’on osera adopter. À entendre certains, on croirait que les règlements seraient en soi inutiles. On en vient même à se demander où sont ces décideurs qui, depuis toutes ces années, auraient pris plaisir à nous inonder de règlements et de lois en tel surnombre qu’il serait possible d’en supprimer deux sur trois sans que cela ait de conséquences.

Souvent, le règlement de trop est celui qui nous embête, impose des frais additionnels, nous retarde dans nos ambitions. Ceux qui se plaignent du trop grand nombre de lois et règlements le font dans des situations où il est facile de condamner, dans l’abstrait, l’obésité des textes réglementaires. C’est lorsqu’une situation dangereuse se pointe qu’on s’étonne de l’inexistence d’un règlement qui aurait dû imposer la prise de précautions ou prohiber le comportement dommageable.

Tout se passe comme si les débats publics se déroulaient dans des univers séparés par une cloison étanche. D’une part, habituellement à l’occasion d’un accident, on déplore l’absence de règles adéquates qui auraient pu prévenir le pire. D’autre part, lorsqu’il est question de casser du sucre........

© Le Devoir