Refuser des soins pour des motifs religieux, un droit légal, mais un échec moral
L’histoire circule à nouveau sur une page Spotted sur Facebook et dans certains médias : un pharmacien refuse de fournir la pilule du lendemain pour des motifs religieux. Ce n’est pas une rumeur, c’est arrivé en 2022, une situation similaire impliquant la même pharmacie avait fait les manchettes. Entre ces deux moments, combien d’autres refus sont passés sous silence ?
La réaction du public est prévisible : indignation, appels à porter plainte, dénonciation d’un geste jugé inacceptable. Pourtant, ce fait dérangeant demeure parfaitement légal. Au Québec, les professionnels de la santé peuvent invoquer l’objection de conscience pour refuser de prodiguer certains soins. Autrement dit, ils peuvent refuser un service médical nécessaire, même si cela cause un préjudice, et être protégés par la loi.
On ne dispose d’aucune donnée fiable sur l’ampleur du phénomène. Combien de patients se font refuser un soin chaque année pour des motifs religieux ou personnels ? Personne ne le sait. Et surtout, personne ne semble vouloir le savoir. Cette absence de........
