Éditorial — Rentrée parlementaire à Québec|L’affirmation nationale préélectorale de Christine Fréchette Marie Vastel
Il aurait été difficile pour la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, de remanier entièrement son discours politique, elle qui en était à livrer sa quatrième allocution en presque autant de semaines. Il lui sera difficile, de surcroît, de réécrire le bilan de son gouvernement sortant en l’espace d’à peine un peu plus de temps. Son discours d’ouverture à l’Assemblée nationale fut surtout l’occasion de réciter la liste solennelle de ses grandes priorités, ponctuée d’abord et avant tout d’un serment d’affirmation nationale du Québec semblant cependant par moments davantage destiné à épater sa propre galerie caquiste et déstabiliser celle des partis d’opposition, qu’à répondre à ses propres préoccupations.
Le ton de l’ère Fréchette se veut résolument celui d’une « nouvelle vision » et de « nouvelles ambitions ». Et ce, qu’importe qu’elle soit entourée de la même équipe de la Coalition avenir Québec. Si le premier ministre canadien Mark Carney ne se gêne pas pour se revendiquer de former un « nouveau gouvernement » depuis maintenant plus d’un an, l’équipe Fréchette ne s’en privera visiblement pas non plus. Sur le fond, par contre, la rupture avec son prédécesseur François Legault en est plutôt une........
