En cas d’urgence dans les écoles, briser la vitre
Aux quatre coins du Québec, des chantiers sont reportés ou mis sur pause dans nos écoles. Le gouvernement Legault n’exagère pas pourtant quand il affirme avoir planifié, sur une période de 10 ans, des investissements d’une ampleur « historique » pour requinquer un parc scolaire au sein duquel 56 % des immeubles sont jugés en mauvais ou en très mauvais état. Comment justifier le silence des marteaux mis à l’arrêt, alors ?
En épluchant les rapports annuels d’une vingtaine de centres de services scolaires (CSS), Le Devoir a découvert que près de 750 millions de dollars voués au maintien de leurs actifs immobiliers dormaient dans leurs coffres. Le montant a de quoi surprendre, sachant le tollé qu’avait provoqué l’amincissement de 22 % de l’enveloppe globale destinée au maintien des bâtiments scolaires, l’été dernier.
Ces 409,2 millions retranchés sans avertissement étaient attendus de pied ferme, certains déjà budgétés à des fins précises par des directions à leur affaire. Leur retrait de l’équation a laissé des trous béants dans la planification des travaux de rénovation des écoles québécoises.
Normalement, c’eût été le moment idéal pour piger dans les réserves.
C’était sans compter le grain de sable dans l’engrenage ajouté par........
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