L’ombre, une ressource naturelle sous-estimée
Dans son livre Shade, le journaliste environnemental américain Sam Bloch s’intéresse à l’ombre comme ressource naturelle sous différents angles, de l’histoire à la science en passant par le design des villes et la justice sociale.
Le livre est paru le 22 juillet dernier au sud de la frontière, durant un autre de ces étés de plus en plus suffocants. Si le moment de parution était propice côté saison, il ne l’était certainement pas côté gouvernement américain en place, ce qui peut en partie expliquer que l’ouvrage n’ait pas eu toute l’attention qu’il mérite.
Il faut dire que l’ombre n’est pas un sujet populaire comme le soleil peut l’être. Dans la tête de bien des gens, malgré certains risques, dont celui non négligeable du cancer de la peau, le soleil évoque encore et toujours piscine, bronzage, mer, voyage, alors que l’ombre évoque le louche, sinon l’ennui.
Sam Bloch a beau nous rappeler que l’ombre a quelque chose de doux sous un arbre, il reconnaît qu’elle a souvent mauvaise presse. Lorsque quelque chose est douteux ou semble criminel, c’est shady, l’ombre sous un pont, l’ombre d’un pont d’étagement, l’ombre d’une ruelle sombre.
Ce n’est toutefois pas qu’une affaire de choix de mots, de clichés ou de symboles, c’en est aussi une de décisions.........
