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Pardonner le pire

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10.01.2026

Pardon ? Pardonner aux bourreaux ? Même à Hitler ? Franchement. C’est complètement, complètement cinglé. Je n’avais même jamais de toute, toute, toute ma vie pensé associer ces deux concepts l’un à l’autre. Ce n’est pas que j’y avais réfléchi et m’étais dit : ça serait impossible. Non, ces deux réalités n’étaient même jamais entrées dans le même plan cartésien. Comme deux droites parallèles destinées à ne jamais, jamais se rencontrer. Jusqu’à ce que ma vie soit pour toujours changée par les mots de la Dre Edith Eva Eger, psychologue.

J’ai lu le premier livre de l’autrice, qu’elle a signé à 90 ans. Quel incroyable témoignage d’espoir important pour notre humanité ! D’abord, en ce début d’année, si tu es du genre à ne pas avoir pris de résolutions et à avoir abandonné un vieux rêve ou l’envie d’une aventure sous prétexte que tes traits sont déjà trop tirés par la gravité et que tu as le cheveu qui grisonne, Mme Eger est un beau pied de nez à l’excuse voulant qu’il soit trop tard. Ça, c’est pour l’espoir de surface. J’en rirais presque tellement ça dépasse les conventions, de se mettre à son premier livre à 90 ans. À son premier n’importe quoi, d’ailleurs. C’est littéralement regarder le temps dans les yeux et lui dire : « Je te gage que je meurs pas avant d’avoir fini mon manuscrit. »

Faut dire que cette vieille dame, qui a........

© Le Devoir