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Mark Carney, l’équilibriste

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À la veille du départ de Mark Carney pour la Chine, Michael Kovrig a bien résumé le défi auquel fait face le premier ministre fédéral alors qu’il essaie de relancer les affaires avec ce géant. Pékin fait de la coercition économique son modus operandi en liant les investissements et l’accès au marché chinois à la soumission de ses partenaires commerciaux.

« Il s’agit en fin de compte de préserver vos valeurs et votre intégrité, et d’adopter une approche stratégique qui donne la priorité à vos intérêts nationaux globaux, plutôt que de considérer les relations au cas par cas et accord par accord », a-t-il confié à La Presse canadienne. Michael Kovrig fut, avec Michael Spavor, l’un des deux Canadiens détenus par la Chine, en 2018, en représailles à l’arrestation de la dirigeante du géant de télécommunications chinoises Huawei, Meng Wanzhou, à Vancouver, en vertu d’un mandat d’extradition américain portant sur une violation alléguée des sanctions contre l’Iran.

Aux dires de M. Kovrig, « c’est une danse diplomatique très délicate à gérer ».

Or, cette semaine, depuis l’arrivée de M. Carney à Pékin, une brochette de ministres à ses côtés, on assiste non pas à une danse, mais à des contorsions spectaculaires dignes d’un spectacle du Cirque du Soleil de cette Équipe Canada 2026. Si personne ne peut soupçonner M. Carney de faire preuve d’une naïveté égale à celle manifestée par Justin Trudeau lors de son premier mandat à........

© Le Devoir