Mourir, ça ressemble à ça
Comment ça va, le Québec, ces jours-ci ? La campagne de marketing électoral bat son plein. Les stratèges épluchent les sondages, le profil des électeurs est fait, on appuie sur les bons boutons. Une mesure ici. Une taxe supprimée par là. On martèle les tarifs à en oublier le reste. Tout va bien en démocratie. Avançons. Rassemblons. Choisissons la confiance. Osons pour vrai. Osons quoi au juste ? Faire autrement, c’est possible. Mais le fait-on ?
Dans l’état actuel des choses, les possédants, la grande industrie, les chambres de commerce n’ont rien à craindre. Nos nationaleux vont nous parler de protection du français, des périls de l’immigration. Tout le monde sauvera la santé, l’éducation. On ramènera l’équilibre budgétaire sans frais ni réduction de services. Mais tout cela n’arrivera pas. On le répète depuis si longtemps sans oser mettre en œuvre les solutions.
La campagne évoquera à peine les retards d’entretien de nos pitoyables infrastructures, le choc démographique en cours, les choix difficiles liés à ces déficits structurels. Hormis le parti de gauche marginal, personne ne parlera d’environnement. Et pourtant. Y a-t-il sujet transversal plus important ? L’écologie englobe l’économie. C’est assez simple comme principe.
Effondrement climatique. Perte de biodiversité. Pollution pétrochimique. C’est l’hydre à trois têtes qu’il faut attaquer de front. On n’a pas peur du climat ? Peut-être que la disparition calamiteuse des oiseaux, des insectes et des mammifères depuis 50 ans stimulera notre esprit ? Ou encore les microplastiques dans l’alimentation et le........
