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Chronique | Froid printemps immobilier

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23.05.2026

L’accès à la propriété des premiers acheteurs ne s’améliore toujours pas, ou à peine. Du moins, il rencontre encore beaucoup de vents contraires. Et la dernière manifestation égotique de Donald Trump, coincé depuis dans le bourbier du déclenchement d’une guerre avec l’Iran encore en quête de sens, ne fait rien pour améliorer les perspectives. Petite lecture d’un printemps immobilier atone.

Aux pressions haussières sur l’inflation et sur le loyer de l’argent viennent donc s’ajouter une offre limitée, des problèmes récurrents d’abordabilité, une démographie peu favorable, le tout alors que l’essentiel des baisses de taux hypothécaires est désormais derrière nous.

Certes, on a assisté depuis plusieurs mois à une amélioration de l’accès à la propriété, mais celle-ci se veut marginale, et ce, malgré la baisse des taux hypothécaires. Dans nombre de régions, la mesure d’abordabilité globale de la Banque Royale est supérieure de plus de 10 points de pourcentage à sa moyenne historique. En fait, à l’opposé, l’environnement hypothécaire plus favorable et la résilience des revenus des ménages ont plutôt apporté un appui au prix des propriétés.

Mais, dans l’ensemble, le printemps immobilier a plutôt donné dans l’hésitation. Il est vrai que l’indice Teranet-Banque Nationale a poursuivi en avril son recul à l’échelle canadienne pour un cinquième mois consécutif ; on peut parler d’une........

© Le Devoir