La Russie recule
Alors que les États-Unis sont mis en échec dans le détroit d’Ormuz par un acteur économique qui pèse 60 fois moins qu’eux, alors que l’internationale autoritaire, soutenue par Moscou et Washington, subit un revers important à Budapest, une évolution importante passe sous les radars en ce printemps 2026.
La Russie accumule les déconvenues sur le front ukrainien, alors même que la guerre au Moyen-Orient signe son déclassement comme puissance dans la région. Et ce n’est pas le coup de pouce d’une remontée passagère du prix des hydrocarbures, certes bonne pour les liquidités d’un État prédateur, qui va changer les tendances de fond.
Malgré une résilience initiale devant les sanctions occidentales, l’économie russe accuse le coup, après deux ou trois ans d’une croissance artificielle, « montée de sucre » portée par la demande militaire. Le PIB stagne désormais, tandis que l’inflation élevée, la pénurie de main-d’œuvre et des finances dévorées par le « tout-à-la-guerre » tirent le pays vers le bas.
Économie en panne, perte d’influence géopolitique (disparition des « clients » syrien et iranien, subordination........
