Ne tirez pas sur la Santé publique
La Fonderie Horne de Rouyn-Noranda est revenue dans l’actualité la semaine dernière, lorsqu’elle a annoncé qu’elle demanderait au gouvernement de ne plus être obligée de réduire ses rejets d’arsenic pour respecter la norme québécoise de 3 nanogrammes par mètre cube (ng/m³), une exigence qui fait partie de l’autorisation ministérielle qui lui a été octroyée il y a deux ans. Elle a aussi demandé un délai supplémentaire pour atteindre le seuil qui avait été fixé pour mars 2028, soit 15 ng/m³.
Elle avait pourtant présenté un plan de modernisation de ses installations, qui devait à terme lui permettre d’atteindre cet objectif. Mais, depuis, la multinationale Glencore, propriétaire de la fonderie, a jugé les coûts de l’opération trop élevés. La Fonderie Horne demande maintenant au gouvernement de modifier ses exigences, en cherchant à le convaincre que le seuil de 15 ng/m³ est plus que suffisant.
L’entreprise a fait des progrès notables depuis deux ans : elle a rapporté une baisse de 46,5 % de la concentration moyenne en arsenic depuis mars 2023, la portant à 39,1 ng/m³ en 2024. Mais c’est encore 13 fois plus élevé que la norme appliquée partout ailleurs au Québec.
L’entreprise attaque donc cette norme, arguant qu’elle est trop sévère. Elle remet en question........
