Idées | La taille de l’État en question
Quatre des cinq principaux partis en lice aux prochaines élections québécoises proposent de réduire la taille de l’État. Évidemment, cette réduction de taille ne toucherait pas aux services offerts aux citoyens, selon leurs « promesses ». Pourquoi ce genre d’engagement revient-il constamment, et pourquoi ça ne mène jamais nulle part ?
Normalement, les partis préfèrent promettre des baisses d’impôts ou de taxes (c’est plus « vendeur »), mais comme les finances sont dans le rouge actuellement, on se rabat sur la réduction relative des dépenses ou du nombre de fonctionnaires pour chercher à plaire aux électeurs et éventuellement revenir à l’équilibre budgétaire sans augmenter taxes ni impôts. On oublie trop facilement que le déficit structurel actuel n’existerait tout simplement pas si on n’avait pas promis — et ultimement accordé — des réductions d’impôts lors de la précédente campagne électorale.
Un seul parti propose non pas de renverser les dernières baisses d’impôts, mais d’augmenter ceux des plus riches parmi les riches.
Compte tenu de l’expérience passée et du piètre état dans lequel se trouvent, d’une part, les infrastructures et, d’autre part, les principales missions de l’État, notamment la santé et l’éducation, réduire la taille de l’État sans nuire significativement aux........
