Les métaux de la transition énergétique seront-ils les contaminants de demain?
Le Devoir vous invite sur les chemins de traverse de la vie universitaire. Une proposition à la fois savante et intime, à cueillir tout l’été comme une carte postale. Aujourd’hui, on se penche sur les métaux de la transition énergétique.
Cet été, si vous avez prévu de plonger en eaux libres, vous partagerez l’eau avec des quantités infimes d’éléments dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler. Du platine. Du palladium. Des terres rares. Des noms qui résonnent aux oreilles des passionnés de voiture, des amateurs de hautes technologies et des ingénieurs, mais certainement pas à celles des baigneurs.
Bien loin de la nature sauvage, l’histoire des substances d’intérêt émergent ressemble étrangement à un mauvais roman dont on connaît déjà la fin. D’abord, nous les adoptons avec enthousiasme, nous les croyons inoffensives. Puis, des décennies plus tard, nous comprenons qu’à force d’en abuser, ces substances se sont accumulées. La célèbre formule de Paracelse « c’est la dose qui fait le poison » prend alors tout son sens. Tout comme pour le plastique, le plomb ou les pesticides, nous avons d’abord célébré ces matériaux avant de mesurer leurs effets. Chaque fois, la même question qui surgit trop tard : mais qu’est-ce qu’on a fait ? Comment s’en débarrasser ? Est-ce que c’est toxique, voire mortel ?!
Les métaux de la bonne conscience
La transition énergétique repose sur des promesses magnifiques : moins de carbone, moins de pollution, une économie « verte » réconciliée avec l’environnement. Ce que l’on dit moins, c’est qu’elle repose aussi sur une grande quantité de métaux non renouvelables. Les éléments du groupe du platine ainsi que les........
