L’avenir est devenu notre angle mort
Les prochaines élections québécoises offrent l’occasion d’adopter un pacte qui reconnaît les jeunes comme des partenaires des décisions publiques plutôt que comme de simples bénéficiaires, estime Rudy Humbert.
Je suis revenu de New York avec moins de certitudes que je n’en avais au départ.
On imagine souvent les Nations unies comme un lieu où l’on vient chercher des réponses. En réalité, on y découvre surtout de meilleures questions.
Pendant une semaine, j’ai entendu des chefs d’État, des scientifiques, des maires, des représentants autochtones, des entreprises, des organisations de la société civile et des jeunes des quatre coins du monde échanger sur le climat, la pauvreté, la démocratie, l’intelligence artificielle, le logement ou encore la santé mentale.
À première vue, ces sujets semblent différents. En réalité, ils racontent la même histoire.
Notre époque n’est pas seulement confrontée à une accumulation de crises. Elle est confrontée à une crise de notre manière de gouverner l’avenir.
Le diagnostic mondial est connu.
Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable en 2015, près d’un milliard de personnes supplémentaires ont désormais accès à l’eau potable, 1,2 milliard à des services d’assainissement, et les capacités mondiales en énergies renouvelables ont plus que........
