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Le pari de Donald Trump

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06.03.2026

Le 28 février dernier, le président Donald Trump a publié une vidéo annonçant que les États-Unis lançaient une attaque contre la République islamique d’Iran en collaboration avec Israël. Le président a invoqué brièvement quelques raisons de mettre fin aux pourparlers diplomatiques en cours entre son administration et les représentants du gouvernement iranien.

Les attaques ont commencé peu après sur une vingtaine de sites en Iran. Le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Khamenei, a été tué avec de nombreux autres dirigeants du régime par ces frappes américaines. La riposte iranienne ne s’est pas fait attendre et a touché une diversité d’intérêts américains dans une dizaine de pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis.

Les États-Unis ont intensifié leurs attaques dans les jours suivants, coulant des navires militaires du camp adverse – une démonstration de force plutôt rare depuis la Seconde Guerre mondiale – et multipliant les frappes par missiles. Israël a également mis les bouchées doubles en s’attaquant au Liban, siège du Hezbollah. Puis l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz par lequel transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole, impactant immédiatement les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement mondiales.

C’est ainsi qu’un nouveau théâtre de guerre s’est ouvert au Moyen-Orient, créant un degré élevé d’incertitude et de danger dans toute la région.

Les réactions à travers le monde ont été immédiates. Certains ont soutenu les objectifs américains, comme le Canada, et d’autres ont été plus prudents ou ont fait part de leurs préoccupations et de leur mécontentement. Le Canada, comme d’autres pays, a nuancé sa........

© La Presse