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L’IA pousse aussi chez nous

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01.07.2026

L’intelligence artificielle progresse à un rythme fou, et même si les moyens manquent ici pour concurrencer les géants de la techno, le Québec peut tirer son épingle du jeu, comme il l’a récemment montré à Paris, explique le professeur Jean-François Ouellet

Le week-end dernier, La Presse nous a emmenés en Estonie et à Taïwan pour voir ce que l’intelligence artificielle peut faire lorsqu’elle devient un service concret⁠1. En Estonie, elle prend la forme d’un État numérique plus fluide. À Taïwan, elle aide à soigner, protéger et informer. Ces exemples sont inspirants et précieux, parce qu’ils ramènent l’IA à une question beaucoup plus simple : concrètement, à qui et à quoi sert-elle ?

Cette question mérite qu’on la poursuive jusqu’ici. Le Québec n’est pas seulement un endroit où l’on forme de grands chercheurs, où l’on publie de bons articles scientifiques et où l’on attire des laboratoires étrangers. Il n’est pas seulement, non plus, un territoire où de grands acteurs viennent solliciter nos mégawatts pour abreuver leurs centres de données.

Le Québec est aussi un lieu où émergent de petites entreprises solides, ingénieuses, appliquées, qui transforment déjà l’IA en solutions utiles.

Je l’ai vu il y a deux semaines au salon VivaTech, à Paris. Dans les différentes présences québécoises et canadiennes, on retrouvait plus de 150 entreprises et organisations de chez nous venues montrer ce que l’IA peut faire quand elle sort des........

© La Presse