La croissance du PIB ne peut plus être la boussole de notre développement économique, souligne Gabriel Malek, chercheur associé au sein du département Humanités environnementales du Collège des Bernardins. Il plaide une réorientation radicale de notre vie collective.
Si ses effets sont globalement délétères, le retour de Donald Trump sur la scène internationale, entre protectionnisme et transgressions assumées du droit international, a au moins l’avantage de mettre fin au mythe de la mondialisation heureuse. L’idée selon laquelle la quête de croissance et le libre-échange auraient permis à l’ensemble des peuples de prospérer est une fable.
Aujourd’hui encore, l’exploitation des travailleurs et le pillage des ressources du Sud global restent un moteur essentiel du capitalisme. Outre son incapacité à réduire les inégalités, la croissance forcenée du PIB a conduit au dépassement de sept des neuf limites planétaires, seuils critiques au-delà desquels la survie humaine devient impossible sur Terre. Et si la fin de la parenthèse néolibérale, sous les coups de boutoir de........
