« Nous nous en occuperons dans environ deux mois » : après le Venezuela, le Groenland dans la ligne de mire de Donald Trump
Après avoir attaqué le Venezuela et kidnappé son président, samedi 3 janvier, Donald Trump a réitéré ses menaces contre le Groenland en promettant de s’en « occuper » dans « environ deux mois ». Si les enjeux autour de ce territoire appartenant au Danemark sont différents de ceux concernant le pays d’Amérique Latine, l’agression de ce week-end change la nature des intimidations de Donald Trump.
« Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours ». Ainsi, Donald Trump réitère ses menaces contre ce territoire de l’Arctique, après avoir déclaré « nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper » devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche 4 janvier dans la soirée.
Dans la foulée, la Première ministre danoise Mette Frederiksen s’est élevée avec fermeté contre les propos du président états-uniens : « Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre ». « Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland », a-t-elle ajouté dans un communiqué.
« Ça suffit maintenant », a de son côté réagi le Premier ministre groenlandais dans la nuit de dimanche à lundi. « Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit........© L'Humanité
