Guerre à Gaza : Benjamin Netanyahou et Donald Trump imposent une paix sans État palestinien
Le président états-unien a présenté des propositions comprenant un cessez-le-feu de soixante jours mais ne veut pas imposer la fin de la guerre à Israël. Il cherche à forcer la normalisation des relations entre l’Arabie saoudite et Israël sans création réelle d’un État de Palestine.
Donald Trump, paraît-il, se verrait bien lauréat du prix Nobel de la paix. Après tout, Barack Obama l’a été sans que l’on sache trop pourquoi. C’est peut-être pour cela que, ces derniers jours, il a donné l’apparence d’un homme totalement engagé dans cette quête. Mais la « pax americana », qui rejoint la « pax hebraica », passe par des injonctions, des menaces voire des actes de guerre.
Donald Trump assure ainsi qu’Israël avait accepté les conditions pour finaliser un cessez-le-feu de soixante jours (et la libération de la moitié des otages en échange de prisonniers palestiniens et des dépouilles d’autres Palestiniens) « pendant lequel nous travaillerons avec toutes les parties pour mettre fin à la guerre ». Les représentants du Qatar et de l’Égypte devraient remettre cette « proposition finale » au Hamas.
« J’espère, pour le bien du Moyen-Orient, que le Hamas acceptera cet accord, car la situation ne s’améliorera pas ; elle ne fera qu’empirer. Merci de votre attention ! » a ajouté, menaçant, le président états-unien.
En clair, ce qu’il présente comme une négociation n’est autre qu’un oukase. Admettre ou se démettre. Le Hamas, de son côté, s’est déclaré prêt à libérer les otages restants mais dans le cadre de tout accord mettant fin à la guerre. Mercredi 2 juillet,........
© L'Humanité
