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Affaire Bétharram : devant la commission d’enquête parlementaire, l’enseignement catholique se dédouane de ses responsabilités

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thursday

Devant la commission d’enquête parlementaire, le représentant des établissements privés catholiques a tenté de montrer des changements, tout en s’abritant derrière son manque de pouvoir.

« Je rêve que nos 7 500 établissements soient contrôlés. Nous n’avons rien à cacher. » Voilà ce que déclarait, le 20 février sur RMC, Philippe Delorme, le secrétaire général de l’enseignement catholique. En rappelant cette prise de position dès le début de l’audition de l’impétrant, ce mercredi, devant la commission d’enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire, le député Paul Vannier (LFI), corapporteur de celle-ci, signalait qu’il entendait bien en vérifier l’application. Rien à cacher ? Peut-être. Mais de là à tout montrer, il y a un pas vers la vraie transparence que le secrétaire général s’est gardé de franchir…

L’audition de ce 2 avril a permis de vérifier le poids considérable du secrétariat général de l’enseignement catholique (Sgec), émanation directe de la conférence des évêques de France (qui nomme son dirigeant), et qui représente 96 % des établissements privés sous contrat d’association avec l’État.

Deux jours plus tôt, la commission avait entendu Caroline Pascal, directrice générale de l’enseignement scolaire, « numéro 2 » du ministère de l’Éducation nationale, accompagnée d’un remarquable aréopage de directeurs et directrices de service. Quelques passes d’armes avaient alors montré........

© L'Humanité