Millions injectés par Stérin, Némésis déclaré « d’intérêt général »… Le Sénat dévoile 32 préconisations pour réguler les « interactions entre financement privé et politique publique »
Les sénatrices centriste Sonia de la Provôté et socialiste Colombe Brossel ont dévoilé les conclusions de la commission d’enquête lancée suite aux révélations sur le plan Périclès du milliardaire Pierre-Édouard Stérin. Les deux élues ont présenté 32 préconisations qui doivent, selon elles, permettre l’émergence d’une « culture de l’alerte » concernant le financement privé de structures publiques.
Si la présidente de la commission d’enquête sur la transparence des financements privés dans le champ de la philanthropie, Sonia de la Provôté, et la rapporteure, Colombe Brossel, ont répété que leurs travaux n’étaient pas centrés sur Pierre-Édouard Stérin, l’ombre du milliardaire n’a cessé de planer sur leurs conclusions. Tout au long de leur conférence de presse, tenue mercredi 5 juillet en fin de matinée, les deux sénatrices ont mis en avant une « profonde mutation des interactions entre financement privé et politique publique ».
La croisade du milliardaire d’extrême droite, via son plan Périclès, ne serait ainsi que « l’arbre qui cache la forêt ». À savoir : « une raréfaction des crédits publics qui conduisent de nombreux acteurs à rechercher des ressources supplémentaires auprès du privé », et donc, « l’essor de la philanthropie organisée », résume Sonia de la Provôté du groupe Union Centriste.
Les « zones grises de l’intérêt général »
« À l’évidence, c’est parce qu’un certain nombre d’entre vous, journalistes, a........
