menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

« Ma mère a hurlé et elle est morte » : en Cisjordanie occupée, Benyamin Netanyahou intensifie le nettoyage ethnique

51 0
18.03.2026

Dans la nuit de samedi à dimanche, à Tamoun, l’armée israélienne a massacré une famille palestinienne. Seuls deux enfants ont survécu. Aucune charge ne pèse contre les auteurs de ce crime. Dans ces territoires soumis aux actions des militaires et des colons. L’ONU dénonce des expulsions massives d’une ampleur inédite.

Tamoun (Cisjordanie occupée), correspondance particulière.

À Tamoun, la prière du midi résonne. Dans la cour carrelée de la maison des Bani Odeh, des dizaines de Palestiniennes veillent silencieusement, ce mardi, et se succèdent par petits groupes dans la pièce principale de la maison. Elles chuchotent un « Allah Yarhamhoum » (condoléances en arabe palestinien) à Najah Bani Odeh. Visage fier noyé dans un mouchoir, la septuagénaire raconte des minutes entières son amour pour Ali, son fils aîné de 37 ans, abattu par des dizaines de balles israéliennes au cours de la nuit de samedi à dimanche dans une rue de cette ville d’ordinaire paisible.

Ce père de famille rentrait alors avec sa femme, Waad, et ses quatre fils Mohammad, Othman, Khaled et Mustafa, d’une escapade à Naplouse, où ils avaient fait des emplettes pour l’Aïd el-Fitr et la fin du mois de ramadan. À quelques minutes de route de leur foyer, la famille a été visée par des tirs des forces d’occupation israéliennes. Seuls Khaled, 12 ans, et Mustafa, 10 ans, ont survécu en se protégeant des tirs derrière le corps de leurs parents assis sur les sièges avant de la voiture.

Maisons brûlées, Palestiniens blessés, oliviers abattus… le mouvement israélien « Jeunes des collines » se félicite de dizaines d’attaques en Cisjordanie

Au milieu des pleureuses, le plus âgé des deux...

Lisez la suite de cet article

et débloquez tous les contenus


© L'Humanité