Réforme des retraites : comment la gauche et les syndicats veulent financer l’abrogation
L’avenir de la réforme macroniste de 2023 était au cœur des discussions politiques avant la présentation mardi de la feuille de route de François Bayrou. Pause ou retour aux 62 ans, tout est finançable, selon la gauche et les syndicats.
Le climat politique actuel échauffe les esprits : voilà l’ancien président François Mitterrand revenu d’entre les morts à la une des Échos. Dans un éditorial survolté, le quotidien libéral s’alarme d’un grand retour de la « gauche de 1981 », dénonçant « une ambiance digne de la négociation du programme commun ».
En cause, notamment, la possible abrogation de la réforme des retraites de 2023 (c’est-à-dire le passage de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans), qui fait l’objet d’une âpre négociation entre les partis de gauche, hors LFI, et le gouvernement de François Bayrou. Le premier ministre et les socialistes sont d’ailleurs dépeints par le quotidien en « preneurs d’otage de l’économie ». Tout aussi mesuré, le Figaro compare une abrogation de la réforme macroniste à un « Munich des retraites »…
Face à cette dramatisation, les partisans d’une abrogation affûtent leurs arguments. Revenir sur la réforme de 2023 n’aurait rien de ruineux, expliquent-ils. Il faut dire que, pour tenter de faire avaler la pilule du report........
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