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Un pesticide interdit en Europe présent en quantité dans l’usine BASF de Genay

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15.08.2025

Un rapport d’inspection des services de l’État, rendu public le 8 août, révèle la présence sur le site BASF de Genay (Rhône) d’une dizaine de tonnes de Fastac, un insecticide interdit en France et dans l’UE. L’affaire interroge la capacité des pouvoirs publics à agir face aux multinationales de l’industrie agrochimique qui jouent avec les limites de la loi.

Se dirige-t-on vers un nouveau scandale lié aux pesticides ? Dix tonnes de Fastac Tech – un insecticide retiré du marché en France depuis 2020 – ont été découvertes sur le site BASF de Genay (Rhône), au nord de Lyon. Ce produit contient de l’alpha-cyperméthrine, une substance active interdite depuis 2021 dans l’Union européenne (UE). C’est ce que révèle un rapport de l’Inspection des installations classées, relevant de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) rendu public le 8 août.

Ce document de quinze pages évoque « plusieurs dizaines de tonnes » de produits contenant de l’alpha-cyperméthrine : du Fastac mais aussi d’autres produits phytopharmaceutiques. Selon les données communiquées par le géant allemand des phytosanitaires il s’agirait de « plusieurs dizaines de milliers de litres de produits à base de cette substance active stockées » et destinées à l’export hors UE. Les inspecteurs ont aussi relevé la présence de chlorfénapyr, un insecticide également interdit.

Le 30 juin, une inspection de l’usine BASF de Genay, a été menée sur ordre du ministère de la Transition écologique, une semaine après l’intrusion de Faucheurs et faucheuses volontaires d’OGM. Les militants du collectif y sont restés environ quarante minutes avant d’être évacués, selon Mediapart. Ils affirment avoir découvert « un stock du pesticide Fastac et sa substance active, l’alpha-cyperméthrine ».

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