Pourquoi l’Asie est le continent le plus touché par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient
Avec l’enlisement de la guerre des États-Unis en Iran, le manque de pétrole et de gaz devient criant pour les pays du continent, et frappe de plein fouet leurs industries. Au point que plusieurs pays craignent une déstabilisation politique.
Quand les marchés toussent, les plus démunis s’étouffent. Derrière la cascade d’indicateurs économiques et de courbes boursières qui découlent de la guerre au Moyen-Orient, déclarée à l’Iran par les États-Unis et Israël le 28 février, les populations d’Asie ressentent sérieusement la fermeture du détroit d’Ormuz. Plus de 90 % des barils qui quittaient le golfe Persique étaient en effet destinés au continent, avec plus de 32 % pour la Chine et environ 15 % pour l’Inde.
Les files de scooters se multiplient aux stations essence. Si l’envoyé chinois au Moyen-Orient Zhai Jun rappelle que « les États-Unis et Israël ont abruptement commencé une guerre, défaisant tous les efforts diplomatiques en cours » et que « cette guerre (…) porte un coup dur à la sécurité de l’économie globale, de l’énergie et des lignes commerciales, et menace le bien-être de tous les pays », Pékin peut voir venir. Grâce à son nucléaire en pleine croissance, à la relance de...
Lisez la suite de cet article
et débloquez tous les contenus
