Les inégalités plombent la croissance, et ça se voit à l’œil nu
L’envolée des revenus financiers des riches se traduit par un taux d’épargne élevé, ce qui freine la croissance. Si le mécanisme est connu, il est rare de pouvoir l’observer de façon si nette, pointe l’économiste Michaël Zemmour.
En macroéconomie, il est établi que la conjoncture économique dépend pour partie de la demande, et que celle-ci inclut l’investissement, la consommation publique (éducation, santé...), mais aussi la consommation privée des ménages.
Cette dernière dépend du dynamisme de leurs revenus. Ainsi, lorsqu’ils progressent, la demande augmente. Si les entreprises sont en mesure de répondre à cette demande, cela génère un accroissement de la croissance.
Mais la consommation privée dépend largement de...
En macroéconomie, il est établi que la conjoncture économique dépend pour partie de la demande, et que celle-ci inclut l’investissement, la consommation publique (éducation, santé...), mais aussi la consommation privée des ménages.
Cette dernière dépend du dynamisme de leurs revenus. Ainsi, lorsqu’ils progressent, la demande augmente. Si les entreprises sont en mesure de répondre à cette demande, cela génère un accroissement de la croissance.
Mais la consommation privée dépend largement de la « propension à consommer » des ménages, c’est-à-dire de la part du revenu qu’ils consacrent en moyenne à la consommation. Plus la propension à consommer est forte, plus la croissance du revenu se traduit en demande, et plus les multiplicateurs keynésiens sont élevés.
Sauf que depuis la sortie des confinements, le taux d’épargne,........
