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En Isère, un éboulement géant, une carrière négligente et des responsabilités non assumées

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14.07.2026

Un million de mètres cubes ? Cela équivaut au volume occupé par un cube de 100 mètres de côté, ou par trois tours Montparnasse. C’est aussi la quantité de roches et de terre qui s’est détachée d’un versant de montagne, le 25 juillet 2024, dans la commune iséroise de La Rivière, au pied du Vercors.

L’éboulement monstre a recouvert sur plus de 400 mètres de long et 10 mètres de hauteur la route en contrebas, enseveli une chapelle et plusieurs hectares de champs, sans faire de victimes humaines. Un miracle, car la départementale très fréquentée était fermée en raison d’un accident de la route.

Deux ans plus tard, les éboulis sont toujours là et aucun responsable n’a été formellement reconnu par la justice. Mais tous les yeux sont braqués sur la Carrière de La Rivière, l’entreprise qui exploite ce versant de montagne. 

Fin mai, à l’issue d’un premier procès, la société est condamnée à 150 000 euros d’amende et ses deux dirigeants à 50 000 euros d’amende chacun, pour « poursuite d’exploitation d’une installation classée soumise à autorisation sans se conformer à la mise en demeure ». Cette mise en demeure de la préfecture avait contraint, en 2023, la carrière à effectuer des mesures de vibration à chaque tir d’explosif, comme prévu dans l’arrêté préfectoral de 2019 qui autorisait la société à poursuivre son exploitation.

L’audience a aussi montré la légèreté avec laquelle était géré le site par la Carrière de la Rivière. Codétenue par le géant du BTP Eiffage, elle ne compte qu’un salarié et sous-traite toutes ses activités sur le site. Le procureur a par exemple reproché à l’entreprise........

© Alternatives Économiques