Semaine de quatre jours, transparence des salaires... et trois autres mesures dont on peut s’inspirer
Pour changer le monde, il faut aussi changer les entreprises, et contrairement à ce que dit l’adage thatchérien, il y a bien des alternatives. Quelques exemples, du Royaume-Uni aux Pays-Bas, en passant par la France…
Dans les entreprises, la mode semble être plutôt aux réductions de postes, écarts faramineux entre hauts et bas salaires, enrichissement des actionnaires et délocalisations à tout va. Pourtant, certaines se risquent à transgresser les dogmes en vigueur et fonctionnent différemment… et ça marche.
Au Royaume-Uni, test réussi pour la semaine de quatre jours
Travailler moins pour travailler mieux, tel est le credo qu’ont choisi d’adopter plusieurs dizaines de sociétés britanniques. Tout a commencé en 2022, lorsque le collectif 4 Days Week Global, réunissant syndicats, chercheurs et entreprises, a lancé une expérimentation inédite auprès de 2 900 travailleurs.
Ces salariés, exerçant dans divers secteurs (automobile, industrie pharmaceutique, informatique), ont vu leur temps de travail…
Dans les entreprises, la mode semble être plutôt aux réductions de postes, écarts faramineux entre hauts et bas salaires, enrichissement des actionnaires et délocalisations à tout va. Pourtant, certaines se risquent à transgresser les dogmes en vigueur et fonctionnent différemment… et ça marche.
Au Royaume-Uni, test réussi pour la semaine de quatre jours
Travailler moins pour travailler mieux, tel est le credo qu’ont choisi d’adopter plusieurs dizaines de sociétés britanniques. Tout a commencé en 2022, lorsque le collectif 4 Days Week Global, réunissant syndicats, chercheurs et entreprises, a lancé une expérimentation inédite auprès de 2 900 travailleurs.
Un an plus tard, les travailleurs témoignent d’un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle
Ces salariés, exerçant dans divers secteurs (automobile, industrie pharmaceutique, informatique), ont vu leur temps de travail baisser de 20 %, tout en conservant 100 % de leur salaire. Un an plus tard, les résultats sont on ne peut plus positifs : les travailleurs témoignent d’un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ainsi que d’une baisse du stress au travail. Les burn-out et arrêts maladie ont chuté. La productivité s’est maintenue.
La quasi-majorité des managers ont trouvé l’expérience positive, si bien que plus de 80 % des entreprises ayant participé à l’expérimentation ont maintenu le rythme de la semaine de quatre jours six mois après le début du test. Face à un marché du travail tendu depuis le Brexit, c’est leur intérêt bien compris, ce dispositif permettant d’attirer et de fidéliser les salariés.
Mais si l’initiative britannique est une réussite, c’est qu’elle a été accompagnée d’aménagements : des ateliers et du mentorat ont été mis en place en amont du test, avec les travailleurs concernés. Les firmes ont eu la liberté de s’organiser comme elles le souhaitaient concernant la réduction du temps de travail (choix du jour chômé, échelonnement des heures, etc.). Enfin, les salariés ont connu, pour la plupart, un aménagement de leurs tâches.
Un impératif pour que les changements de rythme soient bien vécus, estime Pierre Bérastégui, chercheur à l’European Trade Union Institute :
« Il est nécessaire de veiller à la réduction de la charge de travail. Sans quoi........© Alternatives Économiques
