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Quel est le futur du hockey féminin canadien?

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14.02.2026

La question qu’on me pose le plus depuis la défaite du Canada face aux États-Unis est : «Quel est le futur du hockey féminin canadien?» 

La question est légitime.

Après tout, l’équipe actuelle est vieillissante et ne répond pas aux attentes d’une équipe canadienne aux Jeux olympiques.

En 2022, le Canada avait battu la Finlande 11-1, la Suède 11-0 et la Suisse 12-1 et 10-3. Quatre ans plus tard, le Canada a battu la Finlande 5-0, la Tchéquie 5-1 et la Suisse 4-0.

C’est une bonne différence.

Le tout s’explique en partie par le progrès des équipes internationales dans les dernières années. Mais une grande partie vient du fait que le Canada a une moins bonne équipe et qu’on n’a pas amené la meilleure équipe à Milan.

Ceci étant dit, quelles sont les prochaines vedettes canadiennes? Et parallèlement, à quoi ressemblera la formation canadienne en 2030 en France?

Allons-y par année de repêchage dans la LPHF, question de mieux contextualiser le tout.

Isabel Wunder, A, 22 ans, Princeton (NCAA)

Dans un top 15 qui inclut pas moins de 10 Américaines, Wunder, au 14e rang, est la seule Canadienne et par conséquent, le meilleur espoir canadien au prochain repêchage. Ses 38 points en 28 matchs cette saison la place dans le top 20 dans la NCAA.

Sara Swiderski, D, 21 ans, Ohio State (NCAA)

Swiderski est le meilleur espoir canadien à la ligne bleue et pourrait être repêchée dans les 20 premières. Ne vous attendez pas à ce qu’elle produise offensivement toutefois. Faisant partie de l’équipe de développement, il s’agit davantage d’une défenseuse défensive.

Si le repêchage de 2026 est dominé par les Américaines, ceux de 2027 et 2028 seront plus favorables aux Canadiennes.

En 2027, Jocelyn Amos, Emma Pais et Ava Murphy devraient être repêchées dans le top 5, alors que la gardienne Ève Gascon devrait être repêchée en première ronde.

Jocelyn Amos, A, 20 ans, Ohio State (NCAA)

Elle est la capitaine des Buckeyes, l’un des meilleurs programmes de hockey féminin dans la NCAA. Cette saison, elle a 33 points en 27 matchs et fait partie de l’équipe de l’équipement de développement (moins de 22 ans) du Canada.

Emma Pais, A, 20 ans, Colgate (NCAA)

Elle fait aussi partie de l’équipe de développement. Elle a eu tout un début de saison avec 24 points en 20 matchs, mais a ralenti depuis le retour des Fêtes. L’Ontarienne est une marqueuse naturelle.

Ava Murphy, D, 20 ans, Wisconsin (NCAA)

Murphy pourrait être la première défenseuse choisie en 2027. Elle fait partie de l’équipe de développement et en est à sa troisième saison avec les puissantes Badgers.

Ève Gascon, G, 22 ans, Minnesota-Duluth (NCAA)

Elle est le futur du Canada devant le filet. Un jour, elle remportera une médaille d’or olympique après avoir gardé les buts en finale. Elle était la troisième gardienne aux plus récents championnats mondiaux et aurait dû être choisie pour les Jeux olympiques de Milan. Elle connait toute une saison jusqu’à présent.

Kahlen Lamarche, 20 ans, Quinnipiac (NCAA)

Elle aurait pu faire partie de l’équipe canadienne cette année si on avait fait preuve d’un peu de créativité. Elle est deuxième dans la NCAA, derrière seulement Abbey Murphy, avec 33 buts en autant de matchs.

En 2028, les probabilités sont bonnes pour que les deux premières joueuses repêchées soient les Canadiennes Caitlin Kraemer et Chloe Primerano. Pour sa part, Mackenzie Alexander devrait être un haut choix de première ronde.

Caitlin Kraemer, A, 19 ans, Minnesota-Duluth (NCAA)

Elle est tellement talentueuse qu’à seulement 19 ans, elle a pris part à la Série de la rivalité et a été considérée pour les Jeux olympiques. Elle a 26 points en 29 matchs cette saison.

Chloe Primerano, D, 19 ans, Minnesota (NCAA)

Tout comme Kraemer, elle a fait partie de la Série de la rivalité et aurait dû faire partie de l’équipe nationale à Milan. Défenseuse offensive, elle a dominé à tous les niveaux. En 26 matchs cette saison, elle a obtenu 23 points.

Mackenzie Alexander, A, 19 ans, Princeton (NCAA)

Après avoir fait l’équipe d’étoiles de sa conférence à son année recrue, elle a continué dans la même veine avec 39 points en 28 matchs. Elle fait partie de l’équipe des moins de 22 ans.

Emma Venusio, D, 19 ans, Wisconsin (NCAA)

La Torontoise a remporté le championnat de la NCAA avec les Badgers la saison dernière, avec qui elle a joué de grosses minutes malgré son jeune âge. Elle a terminé sa saison avec un différentiel de +35 et a eu une bonne série face aux Américaines chez les moins de 22 ans l’été dernier.

Le repêchage de 2029 comprendra peut-être la meilleure cohorte canadienne des prochaines années.

Maxime Cimoroni, A, 18 ans, Ohio State (NCAA)

Meilleure pointeuse du Canada en 2025 chez les moins de 18 ans, elle a continué sur sa lancée à sa première saison dans la NCAA avec 23 points en 30 parties. Et avec un puissant programme comme celui d’Ohio State, c’est encore plus impressionnant.

Stryker Zablocki, A, 19 ans, Northeastern (NCAA)

L’une des meilleures recrues cette saison dans la NCAA avec 38 points en 31 matchs. Elle fait partie de l’équipe de développement et pourrait faire partie de l’équipe nationale séniore plus tôt qu’on pense.

Sara Manness, A, 18 ans, Clarkson (NCAA)

Rares sont les recrues qui dominent autant offensivement à leur première saison. Elle est non seulement la meilleure pointeuse chez les recrues avec 51 points, mais elle trône aussi au sommet des pointeuses parmi toutes les Canadiennes et pointe au quatrième rang dans la NCAA.

Danica Maynard, D, 18 ans, Penn State (NCAA)

Elle peut tout faire avec la rondelle et elle a toute une première saison universitaire avec 31 points en 33 matchs jusqu’à présent. Son impressionnant différentiel de +42 est le troisième meilleur de toute la NCAA.

Rhyah Stewart, G, 19 ans, Wisconsin (NCAA)

Elle a participé à deux matchs présaison dans la LHJMQ avec les Eagles du Cape Breton en 2023 et 2024. Elle connait une très bonne première saison avec les Badgers et devrait être la gardienne partante à compter de 2027.

On termine le tout avec 2030, la prochaine année olympique. Du lot, un phénomène de 16 ans et deux Québécoises.

Adriana Milani, A, 16 ans, Minnesota (NCAA)

Malgré ses 16 ans – elle aura 17 ans en mars – Milani a décidé de joindre les rangs de la NCAA une année plus tôt, si bien qu’elle sera de la formation des Golden Gophers à l’automne prochain. Elle a obtenu 10 buts et 13 points en six matchs au mondial des moins de 18 ans en janvier dernier.

Rosalie Tremblay, A, 17 ans, Wisconsin (NCAA)

Probablement le meilleur espoir québécois à l’attaque. On m’en parle souvent comme une joueuse spéciale. Capitaine d’Équipe Québec chez les moins de 18 ans qui a remporté sa première médaille d’or aux championnats canadiens, elle a été choisie joueuse la plus utile du tournoi. Elle a aussi fait partie de l’équipe canadienne aux mondiaux de la même catégorie et s’alignera avec la forte équipe du Wisconsin la saison prochaine.

Marilou Grenier, G, 19 ans, Minnesota-Duluth (NCAA)

Le futur des gardiennes québécoises après Ève Gascon. Elle sera d’ailleurs sa seconde l’an prochain avec les Bulldogs. S’alignant en ce moment avec les Titans de Limoilou, elle est vouée à un très bel avenir, ayant mené le Canada à la médaille d’or aux mondiaux des moins de 18 ans en 2025.

Qui fera partie de l’équipe canadienne en 2030?

Établissons d’abord les joueuses qui ne seront assurément pas de retour.

Jocelyne Larocque (37 ans), Brianne Jenner (34 ans), Natalie Spooner (35 ans) seront toutes dans la quarantaine ou en approcheront dans quatre ans. Blayre Turnbull aura 36 ans, tandis que Marie-Philip Poulin aura 38 ans. Je ne pense pas qu’elles seront de retour.

Ensuite, il y a celles nées en 1994 et 1995 et qui auront 34 ou 35 ans en 2030: Laura Stacey, Renata Fast, Erin Ambrose, Ann-Renée Desbiens, Emerance Maschmeyer, Sarah Nurse et Emily Clark. Ça fait tout de même pas mal de joueuses de 34 ans et plus, surtout si on veut prendre un tournant jeunesse. Je n’en ai choisi aucune, mais du lot, Stacey et Fast pourraient y être.

L’équipe que j’ai choisie pour 2030 a une moyenne d’âge de 26,1 ans avec 10 joueuses de moins de 25 ans. L’équipe actuelle à Milan a une moyenne de 29,2 avec cinq joueuses de moins de 25 ans. En comparaison, la moyenne d’âge chez les Américaines cette année est de 23,6 ans.

L’âge indiqué est celui que les joueuses auront au moment des Jeux olympiques de 2030. L’équipe est celle de 2025-26 et l’astérisque signifie que la joueuse a fait partie des Jeux de Milan-Cortina.

Sarah Fillier, 29 ans, New York (LPHF)*

Emma Maltais, 30 ans, Toronto (LPHF)*

Kristin O’Neill, 31 ans, New York (LPHF)*

Julia Gosling, 28 ans, Seattle (LPHF)*

Jennifer Gardiner, 28 ans, Vancouver (LPHF)*

Daryl Watts, 30 ans, Toronto (LPHF)*

Danielle Serdachny, 28 ans, Seattle (LPHF)

Caitlin Kraemer, 23 ans, Minnesota-Duluth (NCAA)

Kahlen Lamarche 24 ans, Quinnipiac (NCAA)

Sara Manness 22 ans, Clarkson (NCAA)

Jocelyn Amos 24 ans, Ohio State (NCAA)

Maxime Cimoroni 22 ans, Ohio State (NCAA)

Stryker Zablocki 23 ans, Northeastern (NCAA)

Sophie Jaques, 29 ans, Vancouver (LPHF)*

Claire Thompson, 32 ans, Vancouver (LPHF)*

Nicole Gosling, 27 ans, Montréal (LPHF)

Kendall Cooper 27 ans, Minnesota (LPHF)

Chloe Primerano, 23 ans, Minnesota (NCAA)

Emma Venusio, 23 ans, Wisconsin (NCAA)

Danica Maynard, 22 ans, Penn State (NCAA)

Kayle Osborne, 27 ans, New York (LPHF)*

Ève Gascon, 26 ans, Minnesota-Duluth (NCAA)

Rhyah Stewart 23 ans, Wisconsin (NCAA)


© TVA Sports