Le commerce n’a jamais été une question d’équité
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«Principalement en agroalimentaire, le commerce international n’a jamais été une question d’équité, mais plutôt un rapport de force.»
EXPERT INVITÉ. Le 1er juillet marque le début du premier examen officiel de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Pour la plupart des Canadiens, il ne s’agit probablement que d’une autre étape administrative. Pour le secteur agroalimentaire, cela marque pourtant un rendez-vous déterminant qui influencera les investissements, le prix des aliments et les échanges commerciaux pendant de nombreuses années.
En ce moment si crucial, le Canada devrait faire preuve de cohérence, de prévisibilité et de pragmatisme économique. Or, le message véhiculé manque considérable de clarté.
Il y a quelques semaines à peine, le gouvernement fédéral diffusait une vidéo laissant entendre que la dépendance économique du Canada envers les États-Unis constituait une faiblesse stratégique. Peu après, le premier ministre Mark Carney se rendait à New York pour affirmer que le Canada pouvait contribuer au Make America Great Again.
Lequel de ces deux discours nos partenaires commerciaux sont-ils censés croire ?
La politique commerciale ne se résume pas à une opération de marketing, elle repose sur la confiance. Les entreprises qui investissent des milliards de dollars dans des usines de transformation alimentaire, des réseaux logistiques ou des installations manufacturières veulent la réelle position du Canada. Les orientations gouvernementales ne devraient pas changer selon l’auditoire.
Le premier ministre a également tenté de rassurer les Canadiens en affirmant que le Canada créait........
