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La doctrine « Donroe » entraînera des conséquences sur le Canada

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20.01.2026

UN AN DE DONALD TRUMP. L’opération militaire américaine du 3 janvier pour enlever le président du Venezuela, Nicolás Maduro, frappe les esprits. Elle signale le retour en force de la doctrine Monroe et de la politique du big stick (gros bâton) de Washington. Baptisé la doctrine «Donroe» (contraction de Donald et de Monroe), ce nouvel impérialisme yankee dans les Amériques aura nécessairement des répercussions sur le Canada, et ce, de notre souveraineté dans l’Arctique à notre relation avec la Chine.

Le gouvernement de Donald Trump n’a pas enlevé ce président de gauche autoritaire pour restaurer la démocratie au Venezuela, car son régime policier reste en place. Washington n’est pas non plus intervenu pour arrêter les expéditions de drogue et les flux d’immigrants illégaux vers les États-Unis. Ces deux activités se poursuivront même si Maduro n’est plus au pouvoir.

La vraie raison derrière cette intervention réside dans la volonté des Américains de contrôler les vastes réserves pétrolières prouvées du Venezuela, les plus importantes du monde, selon l’Energy Information Administration (EIA), une agence fédérale américaine.

En 2023, ces réserves s’élevaient à 300 milliards de barils de pétrole, soit bien devant celles des États-Unis, à environ 75 milliards de barils.

Cela dit, les États-Unis, de loin le premier pays producteur au monde, n’ont pas vraiment besoin du pétrole vénézuélien pour répondre à leurs besoins énergétiques.

En 2023, l’industrie américaine produisait 21,91 millions de barils par jour, soit 22 % de la production mondiale. Comme les États-Unis consomment 20,01 millions de barils par jour, le pays est donc un exportateur net de pétrole.

Pourquoi Donald Trump s’intéresse-t-il donc tant au pétrole du Venezuela si l’économie américaine n’en a pas vraiment besoin dans un avenir prévisible?

C’est avant tout pour empêcher la Chine — un gros pays importateur de pétrole, qui se rapprochait de plus en plus de ce pays d’Amérique du Sud — d’avoir accès aux immenses réserves vénézuéliennes.

La Chine, LE concurrent géostratégique des États-Unis, a deux défis immenses en matière d’énergie : ses réserves de pétrole sont petites et le pays consomme beaucoup plus de pétrole qu’il n’en........

© Les Affaires