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Comment les kilos en trop pèsent sur les carrières

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21.07.2026

L’écrivaine et influenceuse Caroline Calloway a publié, dans la nouvelle revue Byline, un essai remarqué* sur son utilisation d’Ozempic. Elle n’était pas en surpoids lorsqu’elle a commencé à prendre ce médicament de la classe des GLP-1 : elle raconte s’être présentée à sa téléconsultation médicale avec des chevillères lestées dissimulées sous ses vêtements pour que son indice de masse corporelle, artificiellement gonflé, la qualifie sans le moindre doute pour obtenir la prescription.

Elle décrit ensuite avec précision les effets du médicament : vomissements, bras couverts d’ecchymoses, extinction méthodique de son appétit pour la nourriture, l’alcool et l’ensemble des gratifications immédiates.

Interpellée sur son cas puisque son IMC de départ n’avait rien de pathologique, Caroline Calloway a défendu son geste en rappelant qu’à Manhattan, où elle vit, on marche parmi des mannequins : son poids était considérablement au-dessus de la moyenne locale.

Individu « discréditable »

L’essai a suscité des réactions attendues. Les commentateurs y ont vu tour à tour un cas pathétique d’aliénation aux canons de beauté, une provocation calculée pour attirer l’attention ou une énième illustration d’un patriarcat intériorisé jusqu’à l’automutilation médicalisée. Mais le récit de Caroline Calloway est trop précis, trop lucide et trop clinique pour qu’on le........

© Le Point